Les Protozoaires -






2010-12-18, 09:29 PM
  #1

header
   header
 
: Aug 2008
:
: 3,584
: 10
header
Les Protozoaires



Les Protozoaires (du grec protos = premier; zon = animal) sont des organismes unicellulaires, pouvant s'associer en colonies (certaines cnidosporidies), qui paraissent former des tres pluricellulaires, mais dans lesquelles les lments anatomiques sont tous semblables (R. Perrier). Les Protozoaires vivent exclusivement dans l'eau ou du moins dans la terre humide; ds que l'humidit vient manquer, ils s'enkystent jusqu' ce que les conditions redeviennent favorables la vie. Ils jouent un rle important dans la nature. Ils dtruisent, pour s'en nourrir, une foule de bactries pathognes et surtout d'agents de putrfaction, en mme temps que certains sont les agents de maladies qui peuvent tre trs dvastatrices (paludisme, notamment, qui est d un Sporozaire, le Plasmodium). Ajoutons encore que les coquilles accumules de beaucoup d'espces de Protozoaires, surtout de Foraminifres fossiles, ont une grande importance technique en constituant la terre d'infusoires, la terre dynamite, etc. Les roches crtaces de l'le de Rgen (Allemagne), de l'Angleterre, de la Grce, etc., sont presque entirement formes de ces amas de coquilles, et c'est la blancheur mme de ces immenses dpts qui a donn lieu aux noms d'Albion, d'Albanie, de Crte, etc.
Les Protozoaires sont gnralement des tres microscopiques, parfois difficiles distinguer des vgtauxinfrieurs. Ainsi les spores de certaines Alguesprsentent une certaine poque de leur dveloppement une telle similitude, pour ne pas dire identit, avec des espces de Protozoaires, qu'il serait impossible de les distinguer sans tudier les phases ultrieures du dveloppement, et encore? Pour trancher cette difficult, Bory de Saint-Vincent proposa, en 1824, de crer le rgne intermdiaire des Psychodiaires. Haeckel reprit cette ide et cra le rgne des Protistes, qui renferme non seulement les tres unicellulaires, parfois coloniaux, caractre: animaux ou vgtaux, Protozoaires, Bactries, Diatomes. mais encore quelques organismes multicellulaires, les Champignons. Les Protozoaires forment ainsi la composante animaledu rgne des Protistes, dont la composante vgtaleprend le nom de Protophytes.
En tant que Protistes eukaryotes, les Protozoaires sont opposs aux Mtazoaires. Ce sont des organismes anatomiquement simples, puisqu'ils paraissent se rduire une cellule unique, mais au point de vue biologique on peut dire qu'une multitude de fonctions leurs sont assignes. Tandis que chez les Mtazoaires une cellule en particulier ne remplit qu'une fonction particulire, une cellule de Protozoaire, soit l'tat de simplicit, soit engage dans une colonie, remplit elle seule toutes les fonctions que se partagent les tres pluricellulaires selon le principe de la division du travail. De plus, on trouve, dans les Protozoaires, figur dans le protoplasme l'tat d'bauche, le rudiment des organes qui se rencontrent pluricellulariss en quelque sorte chez les Mtazoaires.
Le sarcode.
La cellule des Protozoaires est compose d'une masse d'apparence semi-fluide, laquelle Dujardin a donn le nom de sarcode et qui rpond la notion gnrale de protoplasme.
Le sarcode prsente une structure spciale, commune la plupart des protoplasmes animaux ou vgtaux. Butschli, Schuberg, Fabre-Domergue ont dmontr que chez les Rhizopodes et les Infusoires on pouvait distinguer deux substances protoplasmiques, l'une solide, affectant la forme d'un rseau mailles trs fines et enchevtres, substance qui a t appele hyaloplasme par Hanstein; l'autre, liquide, remplissant les mailles du hyaloplasme et que nous nommerons, avec Kupffer, paraplasme. Trs lches au centre du corps, les mailles du rseau hyaloplasmique tendent se resserrer et se condenser vers la priphrie pour former une couche d'autant plus dense, d'autant plus rsistante, que l'lment solide prdomine davantage sur l'lment liquide. La couche priphrique condense autour du corps s'observe d'une faon plus ou moins nette chez tous les Protozoaires; elle a reu les noms d'ectoplasme, ectosare. Par opposition on a appel endoplasme, endesare, la portion centrale de l'organisme (Henneguy et Fabre-Domergue).
Le sarcode jouit de toutes les proprits des protoplasmes; il est contractile et ragit contre les excitations extrieures; il est le sige des fonctions de nutrition et de respiration. Il s'assimile les particules alibiles qui arrivent son contact, il rejette celles qui ne peuvent servir la nutrition; il est en change osmotique perptuel avec le milieu liquide o il est plac. C'est par ce mcanisme qu'un grand nombre de Protozoaires absorbent l'oxygne dont ils ont besoin pour vivre et rejettent l'acide carbonique et les liquides excrmentitiels rsultant de la nutrition. Il est impossible du moins de constater l'existence de processus physiologiques plus complexes chez ceux des Protozoaires qui sont nus, et en particulier chez certains parasites, Opalines de la Grenouille, Grgarines des Arthropodes, etc., qui trouvent tout forms dans les liquides de leurs htes les aliments qui leur sont ncessaires. Chez certains Protozoaires, le sarcode scrte une enveloppe glatineuse susceptible d'englober les particules trangres en formant une sorte de coque semblable celle qui protge les larves de Phryganes. Le sarcode peut aussi scrter des parties dures et solides qui constituent un squelette aux Protozoaires. Telles sont, la carapace cuticulaire des Infusoires et, dans le groupe des Rhizopodes, les baguettes axiales, de nature albuminode, qu'on rencontre chez les Hliozoaires, tels le test chitineux ou calcaire des Amibes et des Foraminifres, les piquants et les sphres treillisses des Radiolaires et de quelques Hliozoaires, etc.


Un infusoire cili : la Stylonichie moule.

La nutrition.
Dans l'paisseur des parois de l'ectoplasme, on voit se former chez beaucoup de Protozoaires, surtout chez les Rhizopodes, une petite vacuole pulsatile, la vsicule contractile, qu'on considre comme un organe d'excrtion et de respiration. C'est le premier indice de diffrenciation perceptible dans ce groupe; un second, c'est la formation d'une ouverture spciale, le cytostome, destine servir de bouche aux Infusoires, et celle de l'organe de succion (ventouse fascicule) des Acintiens. Chez les espces pourvues d'une bouche, on rencontre gnralement aussi un anus distinct, le cytoprocte.
Les particules alimentaires solides sont souvent reues dans des vacuoles, dites digestives, scrtion acide, sorte d'estomacs temporaires, entrans dans un mouvement lent de cyclose avec l'endoplasme tout entier; l'vacuation a lieu par un point quelconque du corps, s'il n'existe pas de cytoprocte. Chez des Cilis tels que Didinium, Monodintium, Balantidium (Paramcies), etc., le protoplasme prsente une tendance se canaliser pour le passage des aliments dans une direction dtermine; c'est le premier indice de la formation d'un intestin.
La locomotion.
L'ectoplasme des Protozoaires peut renfermer des fibres contractiles (Stentors, Spirostomes), de vritables organes urticants, d'autres trs varis servent la locomotion. Chez les Amibes, divers autres Rhizopodes, etc., le dplacement se fait par l'mission de pseudopodes; ainsi le corps peut, grce la contractibilit de l'ectoderme, mettre des expansions digitiformes, dans lesquelles se prcipite toute la masse de l'individu; chez les Foraminifres, on voit sortir par les orifices du test des filaments protoplasmiques qui, par leur contraction, dterminent le mouvement du corps tout entier. Il n'est pas toujours possible de se rendre nettement compte du mcanisme qui prside aux mouvements de certains Protozoaires. Ainsi les Grgarines offrent, en gnral, un dplacement en totalit sans contraction du corps, et qu'on peut comparer celui de certaines Diatomes. Dans les groupes plus levs, Infusoires, par exemple, on trouve des organes dj bien diffrencis. Ainsi, chez les Flagells existent de longs appendices flexibles, contractiles, dans l'paisseur desquels on a constat une striation qui rappelle celle des fibres''musculaires; ces filaments (flagellums ou flagelles) ondulent sans cesse (Noctiluque, Cercomonas, etc.). Les Cilis prsentent, comme leur nom l'indique, des cils vibratiles, nombreux et courts, couvrant toute la surface du corps (Rolophrya); ou distribus suivant des franges (Calceolus); ou bien ce sont des cirres (Aspidisca, Euplotes), ou des soies rigides, ou enfin des membranes ondulantes qui semblent formes par la coalescence des cils entre eux et avoisinent l'orifice buccal (Onychodromus); de rares espces, telles que Paramaecium, Cyrtostormum, prsentent ce que l'on a appel des trichocystes :
Les trichocystes sont de petits organes fusiformes, capables de s'allonger au moindre contact, se transformant en autant de petites aiguilles venimeuses qui immobilisent et peuvent tuer les proies (Aubert).
La reproduction.
Un Protozoaire type est, avons-nous dit, un tre unicellulaire, c.--d. compos d'un lment protoplasmique nucl, entour d'une couche priphrique plus ou moins diffrencie. Le noyau manque, en effet, rarement chez ces animaux, et s'il n'est pas apparent sous forme d'une ou de plusieurs petites masses condenses, du moins la nucline ou substance nuclaire est dissmine dans tout le protoplasme sous forme de granulations. Le noyau sert en gnral, comme dans toute cellule, assurer principalement les fonctions de multiplication et de reproduction. Celle-ci a lieu par scissiparit (bipartition prcde de la division du noyau, mitose), par bourgeonnement (sparation de l'individu-mre d'une petite masse nucle), enfin par sporulation (division de la masse protoplasmique en une foule de fragments nucls dont chacun forme une spore). Au moment de la reproduction, l'animal s'enkyste quelquefois (cet enkystement peut se produire hors de cette phase d'existence, par exemple quand les conditions ambiantes deviennent mauvaises, ou pour favoriser une copieuse digestion). Chez les espces suprieures, les phnomnes de la reproduction sont en troite relation avec une conjugaison pralable, qui n'est autre que la fusion de parties (lments nuclaires) de deux individus diffrents. La conjugaison a surtout t bien tudie chez les Infusoires cilis; elle n'existe pas chez les Foraminifres et les Radiolaires.
Les expriences de Verworn et autres ont permis trs tt de se bien rendre compte du rle que joue le noyau; seul un fragment de Protozoaire renfermant le noyau ou une partie de celui-ci continue vivre indpendamment; la portion dtache, qui ne renferme rien du noyau, se meut encore quelque temps et ragit, puis prit totalement. Pnard a fait des remarques analogues sur les pseudopodes de Difflugies dtachs; ces organes, isols, se meuvent, changent de forme, se comportent comme des Amibes et meurent au bout de quelques heures. Mais si on laisse le pseudopode coup dans le voisinage de l'individu-mre, il se roule d'abord en boule, puis, au lieu d'mettre une srie de prolongements, comme le pseudopode isol, n'en met qu'un seul qui se dirige vers l'individu-mre, et celui-ci, son tour, dirige vers lui un pseudopode plus gros et plus apparent que les autres; il se fait comme une attraction entre les deux, qui finissent par se runir et se fusionner dfinitivement, mme si on change l'orientation plusieurs reprises (Revue scientifique, ler juillet 1899, p. 24). (Dr L. Hahn).
Une classification des Protozoaires.
Les nombreuses espces que constitue ce groupe - plus de 30 000 - peuvent tre rparties en trois classes, les Infusoires (Cilis et Flagells), les Sporozoaires et les Rhizopodes

: header

" "


Made in Ouarsenis
 



Les Protozoaires


« | »

: 1 (0 1 )
 




01:30 PM.

- - -