A J-8 DE LA FIN DE LA CAMPAGNE ÉLECTORALE

Ça s’accélère et ça carbure même. La chasse aux voix dormantes s’intensifie. L’approche du délai de la clôture de la campagne électorale, met en alerte générale les candidats. Ayant investi le terrain depuis le 19 mars dernier, les six postulants au poste de premier magistrat du pays multiplient les formules du discours politique. Débats ouverts, rencontres de proximité, meetings et bains de foule sont autant d’activités développées par les uns et les autres pour vendre le produit politique et attirer le maximum de voix. Au deuxième jour de la campagne électorale, les candidats passent à la vitesse supérieure. Au programme, deux à trois meetings par jour animés au niveau de différentes wilayas. Du sud au nord et d’est en ouest, les compétiteurs à la course présidentielle n’épargnent aucun coin pour vanter l’événement politique. Conjoncture oblige!
Le défi d’écarter l’abstention pousse les candidats à pomper plus d’énergie. Effrayés par ce spectre, les acteurs politiques sortent toutes les cartes du puzzle. Les candidats dits de l’opposition durcissent le ton en critiquant la politique menée par le président sortant Abdelaziz Bouteflika. Ali Fawzi Rebaïne, Moussa Touati et Djahid Younsi puisent leurs discours du bilan du candidat Bouteflika. En plus du langage dure adopté, on assiste ces derniers jours à une avalanche de propositions alléchantes. Snmg, Service national, patriotes, bourse universitaire, emploi constituent des armes de défense pour les candidats au palais d’El Mouradia.
La candidate du Parti des travailleurs, Mme Louisa Hanoune, s’est engagée depuis Tamanrasset à redynamiser le Sud algérien, qui a été longtemps délaissé. Elle promet d’arrêter un plan de travail qui s’accommoderait avec la région en prenant en compte ses spécificités. Comme elle s’engage à porter le Snmg à 35.000 dinars.
Le candidat indépendant, Abdelaziz Bouteflika, quant à lui, mise avant tout sur la paix, comme élément indispensable pour la construction d’une économie solide. «Je continuerai à défendre la Réconciliation nationale quel que soit le prix à payer»,-a-t-il martelé à partir de Guelma. Loin de marginaliser le développement économique, le candidat préfère, en premier lieu, garantir la sécurité aux citoyens. M.Moussa Touati joue la transparence. «Le gouvernant ne peut servir son pays si son peuple est marginalisé et ne peut construire son économie sans investir dans le citoyen algérien», a-t-il affirmé avant-hier à Oran. Il a expliqué que son parti «s’oppose à ceux qui utilisent l’argent du peuple pour acheter les consciences et à ceux qui appellent au boycott des élections». M.Ali Fawzi Rebaïne promet, de son côté, d’établir un statut aux patriotes. «L’allocation accordée aux groupes d’autodéfense ainsi qu’aux victimes du terrorisme est minime et insuffisante», a-t-il dénoncé à partir de Khenchela.
Le candidat Mohamed Saïd, depuis Tizi Ouzou s’engage à introduire une nouvelle génération dans les sphères du pouvoir. «Je ferai participer au pouvoir une élite imprégnée de la culture d’Etat», a-t-il promis lors d’un meeting qu’il a animé dimanche dernier à Tizi Ouzou. Le candidat d’El-Islah affirme, lui aussi, réduire le Service militaire à 6 mois seulement. Ces propositions vont-elles convaincre les 20 millions d’électeurs à se rendre aux urnes? Autrement dit, le citoyen sera-t-il attentif au discours politique? Attendons pour voir.

 

Source l’ExpressionOnline

 

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