Le coq retrouve sa voix et la tomate voit toujours rouge

Alors qu’hier, la vague de froid continuait à peser lourdement sous le ciel de l’Ouarsenis, les prix des légumes et des fruits ont subi, dans la plupart des villes de la wilaya de Tissemsilt, des hausses spectaculaires. Il serait fort naïf de penser que cette nouvelle flambée des prix est un acte fortuit. A vrai dire, tout a été minutieusement préparé  en cette période où les fêtes de fin d’année et les fêtes religieuses se bousculent pour gagner les faveurs du consommateur. Dans la journée de mardi dernier, les habitants de la ville de Tissemsilt  ont tout simplement renoncé à l’oignon qui a atteint, dans le marché de haï Sbaâ (Souk H’lima) et au marché couvert du centre-ville, les 80 DA le kilo et la tomate a franchi le seuil des 100 DA le kilo, les prix ont continué à flamber spectaculairement. Outre l’oignon qui fait pleurer et la tomate qui voit rouge, la pomme de terre n’est pas en reste puisque les prix affichés sur les étals ont oscillé durant les journées de mardi passé entre 45 DA et 50 DA le kilo. En dépit des justifications fournies par les marchands de détail, pour expliquer la hausse des prix, les consommateurs, eux, estiment que cette flambée relève plutôt de la spéculation et le marché informel. La carotte et le navet n’ont  guère été à l’abri de la tendance qui souffle depuis quelques mois déjà sur les marchés de la wilaya de Tissemsilt. "Avec ces prix, il est impossible d’aller au marché et quasiment impossible d’offrir de la viande aux enfants", se plaignent en chœur travailleurs et retraités. Et d’ajouter : " Il est tout de même étrange que ces marchands  qui travaillent au noir et qui spéculent sur le dos de l’État et du consommateur, n’ont jamais été rappelés à l’ordre ». Pour l’heure, les habitants de l’Ouarsenis attendent vivement que le Premier ministre intervienne et prenne des mesures pour assurer la défense du pouvoir d’achat des travailleurs et sanctionne ceux qui pratiquent des augmentations de prix injustifiées et l’informel.          

B. HAMOUDI / Carrefour

Laisser un commentaire