Des dizaines de chômeurs envahissent le siège de l’ANEM et exigent plus de transparence

Le siège de l’agence locale de l’emploi ANEM sise sur les hauteurs de la cité des Plateaux dans la ville de Tissemsilt, a été jeudi passé le théâtre d’un mouvement de protestation des dizaines de jeunes qui réclamaient plus de transparence dans le traitement des dossiers des demandeurs d’emploi.  Les protestataires qui se sont regroupés en masse, ont envahi le siège avec l’intention de dire haut et fort que le processus de recrutement ou de recasement des Jeunes chômeurs demandeurs d’emploi n’est pas respecté dans la plupart des cas et déclarent dans ce sens que l’obligation de l’affichage des annonces de recrutement n’est pas généralisée sur toutes les offres, ajoutant que certaines pratiques de favoritisme, de passe-droit et de recommandation des responsables concernés et même d’agents, a poussé ces protestataires à dénoncer la situation et créer leur désappointement.  Plusieurs exemples nous ont été donnés sur des recrutements qui sont passés sous silence et sans que personne ne se rende compte, jusqu’au jour où ils se sont rendu compte que des tierces personnes sont déjà en poste. «On ne sait pas comment ça se passe ici ? Dans le flou total, on découvre subitement que telle personne travaille déjà à tel poste et cela sans que personne ne soit au courant», devait dire un de ces protestataires.  Un autre ajouta «Nous avons des dossiers déposés auprès de cette agence depuis bien longtemps, mais on n’a jamais fait appel à nous, les responsables convoquent les personnes de recommandation et leur proposent les postes et si elles refusent, elles auront encore la chance dans d’autres opportunités, alors que nous courons toujours derrière une seule chance, il y a une vraie mafia qui gère les dossiers de recrutement et il se trouve qu’il y a des étudiants encore à l’université mais qui sont bénéficiaires de primes sociales, des femmes qui ne travaillent pas en réalité et sont bénéficiaires des mêmes primes et beaucoup d’autres anomalies».  La tension était très tendue à l’intérieur du siège de cette agence et on craignait surtout les dépassements, heureusement que les protestataires qui demandaient le départ du directeur de l’agence et plus de transparence dans le traitement des demandes, n’avaient pas cette intention, ils comptaient revenir à la charge avec le début de la semaine, tout en souhaitant que les autorités locales interviennent afin d’assainir les opérations de recrutement qui ont fait des mécontents.

Pour Ouarsenis Info A.Nadour

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