Trente-deux ans après, le père attend toujours une indemnisation

Voilà maintenant plus de trente-deux ans qu’a eu le drame de l’explosion d’une mine antipersonnel qui, pour rappel, a emporté six petits enfants au douar Chehaoura Bouzegza, dans la commune de Malaâb, au nord-ouest de Tissemsilt. Toutefois, après toute cette période et à cause de certaines pratiques à l’origine d’une décadence inévitable, le citoyen demeure la grande victime. Ainsi, le cas de la petite Fatma Baghalia, âgée à l’époque de cinq ans, n’a encore pas trouvé une solution.  Son père, Baghalia Mohamed, a frappé à toutes les portes pour une hypothétique indemnisation, mais en vain. Il déclare qu’à défaut de conscience et de valeurs sociales, il ne pourra se voir, un jour, dédommagé après la perte de sa fille Fatma.  Le 21 juin 1980, elle jouait avec ses cousins et ne se doutait pas que l’engin avec lequel ils s’amusaient allait faire d’eux des victimes et endeuiller leurs familles.  Mohamed précise, dans une énième lettre d’intervention adressée au département du ministère des Moudjahidine, Direction des pensions et ayants droit que le décès de sa fille ne prête à aucun équivoque. Des procès-verbaux et des constats des services de sécurité et médicaux confirment le décès suite à l’explosion de la mine. Malgré cela, le père de la petite Fatma n’a pas été dédommagé comme ce fut le cas pour les autres victimes. Ce père désespéré veut que justice soit faite.  Une raison pour laquelle il persiste, depuis trente-deux ans, à réclamer son droit. Il interpelle, une fois encore, les responsables et les parties concernés afin de le rétablir dans ses droits bafoués par une bureaucratie discriminatoire et criarde.

Pour Ouarsenis Info A. Nadour

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