3 mois après la démolition de sa maison à Aïn El-H’djar, Une famille entière endure un vrai cauchemar

Si l’opération de relogement de 21 familles, qui habitaient le bidonville d’Aïn El-H’djar, situé dans la partie Est de la ville de Tissemsilt, effectuée le 23 décembre dernier par les autorités locales, était une réussite sur le plan social, elle ne l’était pas de son côté humanitaire et le paysage, qu’offre quotidiennement la famille de FA, qui visiblement n’a pas bénéficié d’un logement et qui est restée trois mois après au même site sous une bâche entourée de tôles en zinc .Le sort réservé à cette famille qui continue de réclamer son droit au logement, démontre, que même dans des circonstances pareilles, l’humanisme se cherche encore à trouver place dans les consciences des responsables.  

Cette famille, composée de sept membres, dont un malade mental, crie haut et fort qu’elle habitait cette maison depuis plus de 15 ans. Le père Abdelkader jure par tous les dieux, documents à l’appui, que sa famille a été victime d’une omission lors de l’opération de recensement et qu’aucun responsable n’a voulu prendre sa situation en considération, un reçu d’électricité datant de l’année 2002 et un certificat de décès de son père mort la même année et dans cette même maison ne l’ont pas épargné de la décision de l’exclusion de la liste des relogés.  

Ce citoyen jure que certains bénéficiaires de cette opération n’ont habité Aïn El-H’djar que depuis huit à dix ans, alors que sa maison était parmi les premières à être construites.  

Les responsables, à qui des correspondances ont été adressées, n’ont pas bougé le petit doigt, ne serait-ce que pour vérifier de nouveau et refaire une enquête, déclare-t-il avec regret, ajoutant que toutes ses tentatives pour se faire entendre sont restées vaines. Et, si l’administration persiste encore dans cette position, concluant qu’il n’a pas droit à un logement, ce père de famille, qui se dit lésé et victime d’un acharnement inexpliqué, interpelle de nouveau les consciences et s’interroge sur le rôle jusque-là absent de la DAS, du Croissant-Rouge algérien et des associations, qui sont restées indifférents et n’ont apporté aucun soutien à cette famille, qui endure l’enfer depuis que les autorités avaient décidé de démolir sa modeste demeure.

Pour Ouarsenis Info A. Nadour

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