la consommation de la drogue; Le danger et l’inquiétude s’installent

295 000 Algériens consomment de la drogue, dont 15 000 femmes. Des chiffres qui inspirent l’inquiétude puisque la toxicomanie touche tous les milieux sociaux et toutes les régions du pays en prenant des proportions alarmantes.

Aujourd’hui, l’on constate de plus en plus que la drogue ne représente pas un danger pour le consommateur à titre particulier, mais aussi à ses proches, son voisinage, voire sa société dans sa globalité. Ainsi, les effets néfastes de la drogue ne se manifestent pas seulement sur la santé physique et psychique du toxicomane mais aussi à travers d’autres phénomènes à l’exemple de la criminalité, accidents de la route, la violence, les vols…  Mais malgré les multiples actions de lutte, la toxicomanie continue de prendre de l’ampleur. A chaque occasion consacrée au thème de la toxicomanie, on tire la sonnette d’alarme en demandant des politiques de lutte toujours plus efficaces afin de réduire le nombre de victimes et les dégâts. Lors d’une récente conférence portant sur «les effets économiques et sociaux de la drogue», organisée par le Conseil de la nation et ayant réuni des experts, des chercheurs dans le domaine, ainsi que de représentants de ministères et d’institutions sécuritaires, il a été révélé que quelque 300 000 jeunes Algériens, âgés entre 12 ans et 35 ans, consomment de la drogue. Ce chiffre est le résultat d’une enquête nationale sur la drogue. 5% des toxicomanes représentent la population féminine, tandis que 95% sont des hommes, soit respectivement 15 000 et 280 000. En termes de lieux favorables à la propagation du phénomène, les données de l’enquête révèlent que la toxicomanie est un phénomène présent dans tous les milieux sociaux. Cependant, les villes, les grandes notamment, constituent les lieux les plus touchés par le phénomène, selon l’enquête. Les universités et les cités universitaires constituent également des espaces où la consommation de la drogue prend de l’ampleur. Par ailleurs, Les zones rurales et les régions du Sud sont touchées par le phénomène à des degrés moins alarmants. Le directeur général de l’Office national de lutte contre la drogue et la toxicomanie, Abdelmalek Sayeh, a souligné, lors de la rencontre, que de nouvelles politiques et stratégies de lutte plus sévères sont recommandables pour faire face à la circulation dangereuse de la drogue à travers le territoire national. Des stratégies qui dépendent d’une véritable volonté politique de lutter contre la drogue qui ne cesse d’attirer les jeunes algériens dont la situation socio-économique est souvent précaire. Des problèmes sociaux que le hasard a mis au centre d’une zone ciblée  par les réseaux de trafic de drogue. Après avoir été un pays de transit, l’Algérie s’est transformée en pays consommateur depuis quelques années. 

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