L’année 2010 se termine sur un maigre butin pour le sport algérien

Les vœux d’une santé meilleure pour un sport qui en a grand besoin. Souhaitons, avec le plus d’ardeur, que pour l’année que l’on s’apprête à accueillir, il n’y aura pas qu’un Larbi Bouraada ou un seul Hadj Lazib sur un podium qu’il domine d’ailleurs si bien que la liste des candidats ne cesse de rétrécir telle une peau de chagrin. L’athlétisme est ainsi toujours présent, mais beaucoup moins qu’avant. Et dire qu’on nous avait promis monts et merveilles au lendemain d’un certain changement qui s’est vite avéré stérile, fade et sans imagination aucune. Faisons le vœu de voir cet athlétisme se refaire une santé, revenir au premier plan et que l’on n’entende plus parler de ces obscures histoires de dopage. Et que le tennis parvienne à nous proposer une relève digne. On ne vibre plus que pour Lamine Wahab  et sûrement pas pour longtemps. La loi de la nature étant ce qu’elle est. Un vœu qui s’étend aussi et surtout à la raquette féminine. Pendant trop longtemps, les espoirs ont reposé sur une Yasmine Alkema qui n’a jamais atteint ce niveau qu’on lui souhaitait et qu’elle se souhaitait. Serait-ce exagéré de penser, même si elle n’est pas si «vieille» que ça, qu’elle fait d’ores et déjà partie du passé ? Mettre l’accent sur la nécessité de créer une association sportive féminine. Maintenant, il s’agit de dénicher des passionnés par le sport féminin pour accepter de créer des clubs spécialisés qui ne peuvent que contribuer à une plus grande émancipation de nos filles. La réussite d’une politique publique, ici la politique sportive, qui ne dépend pas seulement de la qualité des mesures prises. Elle est aussi, et serons-nous tentés de dire surtout, conditionnée par l’engagement de toutes les parties à les appliquer et à respecter leur lettre et leur esprit. Ces mesures se rapportent aussi aux sports pour handicapés et sont de nature à en favoriser leur insertion dans la vie active en soutenant les associations œuvrant dans ce domaine caritatif et de bénévolat et en mettant à leur disposition suffisamment de cadres sanitaires, techniques et d’équipements appropriés. Quoi d’autre? Endiguer la violence dans  les stades qui n’est plus un événement exceptionnel, mais un phénomène que vivent nos stades tous les week-ends, à des degrés divers, depuis de nombreuses années. En début de saison, déjà, après une série de graves incidents qui ont même débordé des stades et causé des dégâts matériels importants aux édifices publics et privés, la FAF annonçait en grandes pompes des mesures censées y mettre fin. Il y a les autres disciplines, toutes les autres qui s’accrochent, qui pataugent, qui font comme on dit, avec les moyens du bord, sans oublier de rassasier la rengaine lancinante du manque de moyens, tout en sachant que cela ne sert à rien. Pourvu qu’en 2011, elles trouvent une oreille plus attentive et des responsables plus responsables. Signalons au passage le «bon cœur contre mauvaise fortune» de la petite balle ronde du jeu à sept qui défend crânement sa place plutôt honorable à l’échelon continental pour s’abonner, quoique avec des ambitions forcément modestes, au handball national. Tous nos vœux de progrès. Et si seulement on pouvait se rabattre sur le sport féminin? Le football a plus que jamais le profil bas et il aurait pu l’avoir encore plus si la JSK ne s’était pas avisée de passer en demi-finale de la ligue des champions qui faisait défaut au grand palmarès africain de l’Algérie. La JSK a échoué de peu pour avoir le mérite de demi-finaliste. Quelques regrets cependant. Ennemi numéro un du football et de tout le sport algérien  et qui a ravi la vedette : l’infrastructure. Faut-il émettre, à ce propos, le vœu de voir organiser une grande campagne de chasse à l’encontre de tous ceux qui, par incompétence ou par malhonnêteté, ont réduit nos pelouses à des champs de patates et nos stades à des hangars ? Ah, si cela pouvait se faire! Vœu d’un tout autre état donc pour nos pelouses et nos stades et par-là même pour notre football dont la toute dernière déception, illustrée par la non- attribution de la CAN de football. De quoi avoir les boules.
A propos, le résultat le plus spectaculaire est à l’actif de la boxe algérienne qui a forcé le respect au dernier championnat d’Afrique, méritant la place de champion continental

La Tribune

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